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Les images de ces vitraux relatent des faits de la vie de saint Martin qui sont rapportés dans la Légende dorée de Jacques de Moragine (XIIIème siécle) et/ou dans l'ouvrage de Sulpice Sévère "La vie de Saint Martin" (vers 360-420).






Vous pouvez aller voir directement :






VITRAIL DE GAUCHE


De bas en haut :

Médaillon 1 :


Sous les remparts d'Amiens Martin coupe son manteau en deux pour en donner la moitié à un mendiant .

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Médaillon 2 :

  D'un baiser,  Martin devenu évêque guérit un lépreux ..



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Médaillon 3 :


Saint Hilaire, évêque de Poitiers, bénit le monastère de Ligugé que Martin vient de créer (Ligugé se trouve prés de Poitiers). Ce sera la première communauté monastique en Gaule.
On voit derrière Martin les disciples qui l'ont déjà rejoint.





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Médaillon 4 :

Ce médaillon semble  inspiré d'un épisode de la vie de saint Martin décrit comme suit dans la légende dorée  :

"Il avait une grande pitié à l’égard des pauvres.  Un jour de fête, allant à l’église,  il fut suivi par un pauvre qui était nu. Le saint ordonna à son archidiacre de revêtir cet indigent; mais celui-là ayant tardé à le faire, Martin entra dans la sacristie, donna sa tunique au pauvre en lui commandant de sortir aussitôt. Or, comme l’archidiacre l’avertissait qu'il était temps de commencer les saints mystères, saint Martin répondit qu'il n'y pouvait aller avant que le pauvre n'eût reçu un habit. C'était de lui-même qu'il parlait. L'archidiacre qui ne comprenait pas, parce qu'il voyait saint Martin revêtu de sa chape de dessus, sans se douter qu'il eût été nu sur lui, répond qu'il n'y a pas de pauvre. Alors le saint dit: « Qu'on  m’apporte un habit, et il n'y aura pas de pauvre à vêtir. » L'archidiacre fut forcé d'aller au marché et prenant pour cinq pièces d'argent une tunique sale et courte, qu'on appelle pénule, comme on dirait presque nulle, il la jeta en colère aux pieds de Martin, qui se retira à l’écart pour la mettre; or, les manches de la pénule n'allaient que jusqu'au coude et elle descendait seulement à ses genoux. Néanmoins, Martin s'avança ainsi revêtu pour célébrer la messe. Mais pendant le saint sacrifice, un globe de feu apparut sur sa tête, et beaucoup de personnes l’y remarquèrent. C'est pour cela qu'on dit qu'il était l’égal des apôtres. A ce miracle, Maître Jean Beleth ajoute  que le saint levant les mains vers Dieu à la préface de la messe, comme c'est la coutume, les manches de toile venant à retomber sur elles-mêmes, parce que ses bras n'étaient ni gros, ni gras et que la tunique dont il vient d'être parlé, n'allait que jusqu'aux coudes, ses bras restèrent nus. Alors des bracelets miraculeux, couverts d'or et de pierreries, sont apportés par des anges pour couvrir ses bras avec décence".




On distingue nettement les anges passant des bracelets d'or à saint Martin ainsi que des langues de feu (à la place du globe cité dans le texte) au dessus de sa tête.

 

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VITRAIL DU MILIEU



De bas en haut :


Demi-médaillon 1 :

Cette scène de vendanges rappelle que ce vitrail a été offert par la confrérie des vignerons.

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Médaillon 2 à gauche :

Auxence évêque de Milan, partisan des thèses d'Arius, chasse saint Martin de la ville.
 

Médaillon 2 à droite (ci-dessus) :

Saint Martin ressuscite un mort représenté encore enveloppé de son suaire.

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Médaillon 3 :

Martin explique aux tenants des cultes païens qu'ils sont dans l'erreur.




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Médaillon 4 à gauche :

 

Médaillon 4 à droite (ci-dessus)

Cette scène est inspirée d'un épisode de la vie de saint Martin rapporté dans le livre de Sulpice Sévère :

"Dans un bourg, après avoir détruit un temple très ancien, Martin se disposait à faire abattre aussi un pin qui était tout proche du sanctuaire. Alors, le prêtre du lieu et la foule des païens s'y opposèrent. Ces mêmes hommes qui, par la Volonté du Seigneur, s'étaient tenus tranquilles pendant la démolition du temple, ne voulaient pas permettre que l'on coupât un arbre. Martin eut beau leur représenter énergiquement qu'il n'y avait rien de divin dans un tronc d'arbre; qu'ils feraient mieux de servir le Dieu dont lui-même était le serviteur; qu'on devait couper cet arbre, consacré à un démon. Alors, l'un des païens, plus hardi que les autres : « Si, dit-il, tu as quelque confiance en ce Dieu que tu dis adorer, nous couperons nous-mêmes cet arbre, à la condition que tu sois dessous pour le recevoir dans sa chute. Si ton Seigneur est avec toi, comme tu le prétends, tu échapperas ». Intrépide en sa confiance dans le Seigneur, Martin promit de faire ce qu'on demandait. Cet étrange marché rallia toute cette foule de païens, résignés à la perte de leur arbre, dont la chute devait écraser l'ennemi de leur culte".

Miraculeusement, l'arbre tombe de l'autre côté et les païens s'enfuient pour ne pas être écrasés.


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Médaillon 5

Martin est sacré évêque de Tours :

 



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VITRAIL DE DROITE



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Bibliographie :

Louveciennes mon village  Monique et Jacques Laÿ 1989


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